Licencié (1967) puis Docteur en Philologie romane (1971), Jean-Marie Klinkenberg, né à Verviers (Belgique) en 1946, enseigne les sciences du langage à l'Université de Liège, et en particulier la rhétorique et la sémiologie. Il y enseigne aussi les littératures francophones (belge et québécoise en particulier). Ses activités se sont orientées dans deux directions: celle de la linguistique et de la sémiotique d'une part, celle des cultures francophones d’autre part.
Dans la première orientation, il a fait sa marque en rénovant la rhétorique, dès la fin des années 1960, au sein de l’équipe interdisciplinaire connue sous le nom de Groupe µ (se prononce « Groupe mu »), et, plus récemment, en contribuant à orienter la sémiotique dans une direction sociale et cognitiviste. Ses travaux de sémiotique et de rhétorique ont été traduits en une quinzaine de langues.
Dans la seconde orientation, il a renouvelé l'approche des lettres belges, en envisageant celles-ci dans une optique sociale et institutionnelle — aisément transposable aux autres cultures francophones qu’il a étudiées, comme la québécoise — et en lançant des programmes interuniversitaires de recherches. Il a ainsi fondé et préside un Centre d’études des lettres francophone de Belgique.
Jean-Marie Klinkenberg est président de l'Association internationale de sémiotique visuelle (International Association for Visual Semiotics).
Je ne suis qu’un jeune homme de 23 ans, qui raconte ce à quoi il a survécu dans un monde ténébreux. Et comme dit ma mère : « Seules les deux personnes à avoir quitté tard leur champ, connaissent la cachette de leur Daba ».
Je quitte Conakry pour la Guinée Forestière au mois de mai…
Fran Kourouma
Née en 1974, Anna Krogerus écrit ses pièces en étroite collaboration avec les metteurs en scène et les acteurs. Elle a notamment travaillé au développement du nouveau théâtre finlandais du KOM Theatre de Helsinki et comme dramaturge au Kajaani Municipal Theatre en Finlande. Elle donne de ses personnages des portraits très précis, aux multiples facettes, flottant entre joie et anxiété. En 2006, elle a remporté le prix de l’Association de la critique finlandaise, décerné à une jeune artiste. Citons également ses pièces : A lousy performance (2004) et Problem child (2011).
Georgette Leblanc. Redécouverte en 1998 grâce à la parution de sa biographie (Georgette Leblanc 1869-1941, Le Cri, Bruxelles) par Maxime Benoît-Jeannin, celle qui fut tour à tour Monna Vanna, la Lumière de L’Oiseau bleu, Ariane, dans Ariane et Barbe-Bleue, l’héroïne fatale de L’Inhumaine, splendeur art-déco de Marcel L’Herbier, s’attira aussi l’appui confraternel de Rachilde, de Colette et de Maurice Leblanc, tout en recevant les hommages de Mallarmé et de Jules Renard. Puisse le moins connu de ses livres lui apporter aujourd’hui la reconnaissance de ses dons d’écrivain-né que ne lui contestait pas Maeterlinck.
Étienne Leclercq est anthropologue. Il a enseigné à l’Institut des Hautes Études des Communications Sociales de Bruxelles (IHECS). Si, apparemment, il s’agit d’un recueil de poèmes, il convient de les lire comme une narration, des notes engendrées par une succession de silences, de ruptures, d’errances, de deuils. Succession qui engendre le ton poétique. Il n’est donc pas vraiment question de lamentations, mais d’un discours intérieur. La recherche d’un ton qui permettrait de repartir du bon pied. Ce ton est en partage puisque nous avons, chacune, chacun, à le trouver pour désigner de ce qui, face aux épreuves, nous traverse.
Jacqueline Leclercq-Marx, professeur honoraire d’Histoire de l’art du Moyen Âge à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), est spécialiste des époques préromanes et romanes. Elle est l’auteur de nombreux articles et de deux livres. L’un, consacré au mythe de la sirène dans l’Antiquité et au Moyen Âge, est désormais librement consultable en ligne sur le site de Koregos. L’autre, L’Art roman en Belgique. Architecture, arts monumentaux se présente comme une synthèse généreusement illustrée dont notre guide est une version à la fois abrégée et complétée par un volet pratique.
Jean-Pierre Legrand est né à Namur le 3 avril 1959. Il a passé toute sa jeunesse à Beauraing en Famenne avant de rejoindre Bruxelles, l’ULB et sa faculté de droit. Doué pour les études juridiques il est cependant bien plus attiré par les cours de philo, d’histoire et de littérature. Ayant (trop) fugacement songé à bifurquer, il poursuit une carrière de juriste dans les assurances tout en trouvant ses joies intellectuelles les plus intenses dans sa passion pour la musique et la littérature. Depuis quelques années, il collabore au blog Les belles phrases où il livre sa vision d’ouvrages le plus fréquemment classiques mais souvent peu lus.