Je me suis immergé dans la fresque complète. Sa richesse et sa capacité à se renouveler m’ont sidéré, elles appelaient un traitement original et approfondi, j’ai sollicité l’intervention de Jean-Pierre Legrand, mon complice de maints dossiers dialogiques (Véronique Bergen, Luc Dellisse, Maxime Benoît-Jeannin, Camille Lemonnier, Charles De Coster, etc.), dans la revue Que faire ? ou sur sur la plateforme Les belles phrases… (Philippe Remy-Wilkin)
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Vincent Engel, né en 1963, est devenu assez jeune, au tournant des années 2000, dans le sillage de ses romans Oubliez Adam Weinberger (2000) et Retour à Montechiarro (2001), une figure référentielle de nos lettres. Un parcours très riche et très varié, dont rendent compte sa fiche Wikipedia ou son site personnel, impressionnants (il enseigne la littérature contemporaine à l’Université Catholique de Louvain, il a monté des spectacles avec Franco Dragone, écrit plusieurs pièces de théâtre, etc.). Celui d’un auteur aux dons multiples mais d’un homme très engagé aussi (il a repris la direction de la revue Marginales ou du Pen Club Belgique, créé le site mémoriel Liber Amicorum, etc.). J’ai lu naguère avec plaisir quatre de ses livres (Les diaboliques, Alma viva, Les vieux ne parlent plus, Le miroir des illusions) mais une cinquième lecture, celle de son renommé Retour à Montechiarro, m’a bouleversé : je me sentais plongé dans un ouvrage majeur, d’une puissance rarement croisée en francophonie. Une sollicitation de la Revue générale m’a présenté l’opportunité de lui consacrer un article, paru en mars 2023. Lors de la préparation de celui-ci, en fin 2022, un échange avec l’auteur m’a révélé ce que j’assimilais à un deuxième signe (une deuxième synchronicité jungienne ?) : l’ensemble du « cycle toscan » allait être réédité en mai 2023. Je me suis immergé dans la fresque complète. Sa richesse et sa capacité à se renouveler m’ont sidéré, elles appelaient un traitement original et approfondi, j’ai sollicité l’intervention de Jean-Pierre Legrand, mon complice de maints dossiers dialogiques (Véronique Bergen, Luc Dellisse, Maxime Benoît-Jeannin, Camille Lemonnier, Charles De Coster, etc.), dans la revue Que faire ? ou sur sur la plateforme Les belles phrases… (Philippe Remy-Wilkin)
Philippe Remy-Wilkin naît à Bruxelles lors d’une pause capitale de ses parents entre des années africaines et un retour dans le Hainaut d’origine. Il y voit la cause première de son écartèlement entre appétit du grand large et attraction des racines. Il rejoint sa ville natale pour des études philologiques, après lesquelles il organise sa vie autour de l’écriture. Avec deux invariants : l’Histoire et le goût du récit palpitant. Il a publié à ce jour près de 450 articles (dans Le Carnet et les Instants, La Revue générale, Que Faire ?...) et 23 livres, dont, récemment, l’essai Jacques De Decker, Son ordre dans la ronde (Edern, 2025), le recueil de nouvelles Belgiques (Ker, 2024) ou le roman L’Œuvre de Caïn (Samsa, 2024). Depuis 2019, il multiplie les collaborations avec Jean-Pierre Legrand : articles, dossiers et essai dialogiques, chroniques en radio, gestion de projets littéraires chez Edern et, bientôt, codirection de la revue Que Faire ? chez Samsa.
En savoir plusJean-Pierre Legrand est né à Namur le 3 avril 1959. Il a passé toute sa jeunesse à Beauraing en Famenne avant de rejoindre Bruxelles, l’ULB et sa faculté de droit. Doué pour les études juridiques il est cependant bien plus attiré par les cours de philo, d’histoire et de littérature. Ayant (trop) fugacement songé à bifurquer, il poursuit une carrière de juriste dans les assurances tout en trouvant ses joies intellectuelles les plus intenses dans sa passion pour la musique et la littérature. Depuis quelques années, il collabore au blog Les belles phrases où il livre sa vision d’ouvrages le plus fréquemment classiques mais souvent peu lus.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
« En revisitant ces années et les numéros des revues Indications et Karoo, je suis fasciné par le côté « pépinière » de talents des deux supports. On voit défiler de futurs auteurs/autrices, de futurs responsables littéraires.
Indications et Karoo ont joué un rôle de passerelle essentiel, qui mérite un hommage ! »