Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

L’histoire de Paul Marie Bolo (1876-1918) dit Bolo Pacha a défrayé la chronique en son temps. Les journaux étalèrent sa forfaiture, ses escroqueries, ses manipulations sur des pages et des pages tout au long de son procès.
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Le livre, tel une perle dans un écrin lyrique, se parcourt avec bonheur et nous rend plus proche ce magnifique chanteur universellement admiré. On y découvre la relation fusionnelle qui unit les héros d’opéra, leurs chants et l’homme qui leur prête sa voix.
Nous savons que les hommes remarquables et les personnages qu’ils incarnent ne meurent jamais tout à fait. Ces confidences en sont la preuve. « Nous n’existons que par ce que nous faisons », disait-il. José Van Dam a mis le point final à ce livre, avant de sortir côté jardin, refermant doucement la porte derrière lui, le 17 février 2026. Il nous laisse bien seuls à méditer dans le silence vibrant de ces pages.
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On ne peut s’empêcher de penser au Voyages avec ma Tante de Graham Greene.
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Homme d’argent et de pouvoir,
David fut de toutes les révolutions,
même les plus radicales !
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Tout est parti d’un malentendu. Le nom me disait bien de me méfier, qu’il n’était pas de mon patrimoine, qu’il résonnait dans une autre langue. Mais voilà, bien des Européens ont dit et écrit en parlant de Tombouctou, de Fès ou d’Alexandrie : elle m’attendait, j’ai su dès que je l’ai vue qu’elle serait ma ville et que j’y mourrais, si bien que je ne pouvais imaginer que la ville où j’étais née me rejetterait comme une marâtre et resterait à jamais hors de ma portée, dans un éloignement définitif…
Des portraitistes, tels que François-Joseph Navez, expriment déjà une vertu morale, sur laquelle on construit une société, dont le citoyen (ou bourgeois libéral) est l’élève modèle. Ce nouvel homme (ou cette nouvelle femme) a acquis plus de pouvoir d’achat, il (ou elle) se promène sur un trottoir surélevé, sous la lueur d’un lampadaire, et aime son portrait peint qui, plus tard, deviendra une photographie. À la fin du xviiie siècle, ont introduisit les panneaux de rues et les numéros de maisons. On se sent en route pour une longue période de « progrès », il ne semble y avoir aucune limite à la croissance.