Les « démocraties occidentales » (puisque c’est ainsi qu’elles se qualifient…) font peu de cas du siège de Grozny, comme si Sarajevo avait épuisé leur capital de compassion. Mais, à vrai dire, quelle leçon pourraient-elles donner à Moscou qui, nanti de l’arme nucléaire, ne craint aucune mesure sérieuse de rétorsion ? (Bruxelles, le 5 janvier 2000)
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L’armée russe pilonne Grozny avec un acharnement déconcertant. Elle a repris à son compte la stratégie adoptée par la coalition occidentale (regroupée autour des Etats-Unis) lorsqu’elle bombarda l’Irak, puis par l’Alliance atlantique le jour où, sans autre mandat que le sien, celle- ci entreprit de dévaster Belgrade, coupable – à ses yeux – de soutenir les Serbes de Bosnie en guerre contre la coalition croato-musulmane. Le Kremlin s’emploie à détruire ce qui reste de la capitale tchétchène, après avoir investi les autres villes de la petite république autonome que le général Doudaev avait unilatéralement proclamée indépendante.
Les « démocraties occidentales » (puisque c’est ainsi qu’elles se qualifient…) font peu de cas du siège de Grozny, comme si Sarajevo avait épuisé leur capital de compassion. Mais, à vrai dire, quelle leçon pourraient-elles donner à Moscou qui, nanti de l’arme nucléaire, ne craint aucune mesure sérieuse de rétorsion ? (Bruxelles, le 5 janvier 2000)
Michel Rosten était journaliste de La Libre Belgique. Il a suivi l’évolution des pays communistes jusqu’à la chute du Mur et la fin de l’URSS. Il les a parcourus à la recherche de leurs pulsions, de leurs égarements, de leurs étouffements. Son premier roman, L’Immortelle, a reçu le prix Denayer décerné par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Il a publié, en 2025 aux édition Samsa, son récit remarquable L’Univers de Maxime Serebrakian.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les « démocraties occidentales » (puisque c’est ainsi qu’elles se qualifient…) font peu de cas du siège de Grozny, comme si Sarajevo avait épuisé leur capital de compassion. Mais, à vrai dire, quelle leçon pourraient-elles donner à Moscou qui, nanti de l’arme nucléaire, ne craint aucune mesure sérieuse de rétorsion ? (Bruxelles, le 5 janvier 2000)