Voici donc un bel ensemble, à deux voix ou quatre mains, comme il vous plaira, sur le thème générique, dit par un artiste du verbe, d’une Nadine-peintre, libre et dûment « sublimée »…
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Le texte qu’on va lire est d’un amoureux, de la culture, de la peinture, et de Nadine. De sa peinture, où se croisent avec bonheur les fécondes surfaces d’eau de plus en plus stylisées, en nymphéas de turquoise, les paysages aux terres rouges comme en Toscane, et l’engagement pacifiste : comment lui donner tort ? Leur donner tort, devrais-je dire, tant l’œuvre peinte et l’essai, imbriqués l’un dans l’autre, confinent à la symbiose. Et c’est fort bien. Car, comme le disait Baudelaire, une double sensibilité s’exprime là face à la nature : celle de l’artiste et celle de l’écrivain devant l’œuvre, qui devient artiste à son tour.
L’essayiste, en l’occurrence, est particulièrement convaincant. Ses références au « sublime » sont à ce propos très complètes et à chaque fois d’une grande précision : de Burke à Kant et du cher pseudo-Longin à la fameuse catharsis aristotélicienne. Et s’il déborde parfois le cadre, c’est que, lui-même artiste baroque, il est submergé par l’émotion et l’enthousiasme. Enthéos, un dieu est en lui, comme dit le grec.
Je n’oublie pas, dans l’œuvre, la série des autoportraits alliant au réalisme du tracé l’expression par la couleur et la profondeur symbolique.
Voici donc un bel ensemble, à deux voix ou quatre mains, comme il vous plaira, sur le thème générique, dit par un artiste du verbe, d’une Nadine-peintre, libre et dûment « sublimée ».
Pierre Somville,
de l’Académie Royale de Belgique (Classe des Arts).
Nadine Dewit, née en 1955 à Ixelles (Bruxelles, Belgique), artiste-peintre, plasticienne, sculpteur et femme engagée (elle a effectué une série de reportages photographiques lors de la guerre en ex-Yougoslavie, mais est aussi aujourd’hui très active, aux côtés des femmes afghanes et de la Résistance de l’héroïque commandant Massoud, dans le combat contre le terrorisme international), est diplômée de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Photographe de presse, elle a notamment réalisé, pour le livre illustré Bibliothèque du temps présent – 70 entretiens littéraires et philosophiques (en collaboration avec Daniel Salvatore Schiffer, qu’elle assista lors de ces « grands entretiens ») ainsi que pour l’hebdomadaire luxembourgeois « Le Jeudi », une remarquable série de portraits et clichés des plus grands penseurs et écrivains de l’intelligentsia française et européenne (Elisabeth Badinter, Jean d’Ormesson, Hélène Carrère d’Encausse, Philippe Sollers, Julia Kristeva, Jean Dutourd, Marek Halter, Françoise Giroud, Jean Daniel, Alain Robbe-Grillet, Luc Ferry, André Comte-Sponville, Max Gallo, Régine Deforges, Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-François Kahn, Régis Debray, Jean-Marie Rouart, Michel Onfray, Jacques Attali, Michel Serres, Nancy Huston, Claudio Magris, Amin Maalouf, Jane Birkin…). Nadine Dewit est considérée, aujourd’hui, comme l’une des artistes-peintres les plus talentueuses, originales et novatrices, au sein de l’art moderne et contemporain.
En savoir plusDaniel Salvatore Schiffer (né en 1957), titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) interuniversitaire (ULB, UCL, ULG) en esthétique et philosophie de l’art, est agrégé de philosophie et professeur de philosophie de l’art à l’École Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège. Il est l’auteur d’une œuvre philosophique et littéraire impressionnante et compte parmi les grands intellectuels de notre temps : une trentaine d’ouvrages sont traduits dans plusieurs langues à travers le monde.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?