Pouvoir en débattre sereinement est l’objectif à la fois accessible et nécessaire de ce livre.
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Pourquoi cette question ? N’est-elle pas incongrue ? Peut-on concevoir un autre destin pour l’intéressé que de finir ses jours muré dans sa cellule ? Et dans un isolement dont rien, ou presque, ne doit le sortir ?
Ce livre nous rappelle, avant tout, les tenants et aboutissants légaux qui régissent notre système de justice pénale, tâche nécessaire en regard des lieux communs, voire des légendes urbaines, qui circulent aujourd’hui.
Ensuite, répondre à cette question, c’est ouvrir un débat qui en sous-entend nombre d’autres : Que signifie l’abolition de la peine capitale ? La perpétuité réelle a-t-elle un sens ? À quelle aune mesurer les peines ? Quelle est leur vocation ultime ? Nos prisons remplissent-elles leur office ? Quelle place réserver aux victimes ? Ainsi, le cas particulier de Marc Dutroux nous renvoie à des interrogations fondamentales sur l’exercice du « droit de punir ».
Enfin, alors que chacun s’autorise à exprimer son opinion sur le sujet – tant il a été médiatisé, et depuis si longtemps – l’auteur a tenu, par cet essai, à s’adresser directement au citoyen qui souhaite se forger un avis éclairé. Le fait que la répression s’exerce en son nom justifie à lui seul qu’il s’estime concerné. Mais suppose aussi qu’il accepte la controverse. Les arguments qui n’abondent pas dans le sens d’une répression accrue (pour laquelle nous éprouvons tous un penchant instinctif) méritent d’être entendus.
Pouvoir en débattre sereinement est l’objectif à la fois accessible et nécessaire de ce livre.
Bruno Dayez est avocat au barreau de Bruxelles depuis 1982. Auteur de très nombreux articles et ouvrages, il n’a eu de cesse pendant quatre décennies de se livrer à une analyse critique de toutes les facettes de la justice répressive.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?